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On vous dit tout sur le glaucome

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    Un Dixième +
  • il y a 12 minutes
  • 6 min de lecture

Le glaucome est une pathologie chronique qui abîme le nerf optique. Cette maladie progresse souvent sans symptômes pendant des années. Il est lié à une hyperpression à l'intérieur du globe : l'humeur aqueuse, un liquide qui circule entre la cornée et le cristallin, ne s'évacue plus par le trabéculum. La pression oculaire augmente et le nerf souffre. Si cette pathologie n'est pas diagnostiquée à temps, les conséquences sur la vue peuvent mener jusqu'à la cécité. Un suivi régulier chez l'ophtalmologue reste la meilleure protection contre cette neuropathie silencieuse.


En France, le glaucome touche environ 800 000 personnes. La moitié ne le sait pas. Parmi les maladies de la vue, c'est la seconde cause de cécité dans les pays développés, après la cataracte. Le glaucome concerne davantage les personnes de plus de 40 ans et sa fréquence augmente avec l'âge.




Les mécanismes dans l'œil


Gros plan sur un œil illustrant l’impact du glaucome sur la vision et le nerf optique.

L'œil produit en permanence de l'humeur aqueuse. Ce liquide nourrit le cristallin et les tissus avant de s'évacuer par le trabéculum, un filtre situé dans l'angle iridocornéen - la zone entre l'iris et la cornée. Quand le trabéculum fonctionne mal, la pression oculaire monte. Cette hypertonie oculaire comprime les fibres du nerf et provoque une neuropathie qui entraîne une perte progressive du champ de vue.


Les mécanismes varient selon les différents types de glaucome. Dans le glaucome chronique à angle ouvert, le filtre s'encrasse lentement. L'humeur aqueuse passe de moins en moins bien, l'hypertonie s'installe et le nerf s'abîme sans que le patient ressente quoi que ce soit. Dans le glaucome aigu par fermeture de l'angle, l'iris se plaque contre le filtre de drainage et bloque l'angle. L'hyperpression oculaire explose en quelques heures : c'est une urgence


Les types de glaucomes


Cette maladie regroupe plusieurs formes. L'ophtalmologue identifie le type pour adapter les soins et surveiller l'évolution.


Glaucome chronique à angle ouvert


C'est la forme la plus courante - environ 90 % des glaucomes. Ce glaucome chronique à angle ouvert évolue sans douleur. L'angle iridocornéen reste ouvert mais le filtre fonctionne mal pour l'humeur aqueuse. L'hypertonie oculaire s'installe et la vue périphérique diminue. Le patient ne remarque rien jusqu'à un stade avancé. Seul un dépistage précoce par l'ophtalmologue permet de freiner l'évolution de cette forme lente. L'angle ouvert ne protège pas le trabéculum du vieillissement. Un contrôle régulier de l'angle permet de repérer cette atteinte. L'efficacité de la prise en charge dépend de la rapidité du dépistage.


Glaucome aigu par fermeture de l'angle


Le glaucome aigu par fermeture de l'angle est rare mais dangereux. L'iris se plaque contre la cornée et ferme l'angle iridocornéen. L'humeur aqueuse ne peut plus sortir de l'œil. L'hyperpression monte en flèche. Les symptômes sont violents : douleur oculaire intense, œil rouge, photophobie, nausées, vue trouble avec des halos colorés. C'est une urgence : sans laser ou opération, les conséquences pour le nerf sont graves. L'ophtalmologue réalise une iridotomie au laser pour rouvrir l'angle fermé. Il existe aussi des glaucomes chroniques à angle fermé, plus sournois dans leur évolution.


La gonioscopie repère une ouverture étroite avant la fermeture. Le spécialiste en ophtalmologie évalue la situation. L'hypertonie provoquée par cette fermeture demande un traitement rapide. Les options thérapeutiques du glaucome combinent plusieurs moyens pour faire baisser la tension.


Glaucome néovasculaire et glaucomes secondaires


Le glaucome néovasculaire apparaît quand de nouveaux vaisseaux se forment et bloquent l'ouverture. Cette forme est souvent liée au diabète ou à une atteinte de la rétine. Ce type provoque une tension oculaire élevée. Les glaucomes secondaires résultent d'un traumatisme oculaire, d'une inflammation chronique ou de produits à base de cortisone. L'ophtalmologue adapte la prise en charge aux mécanismes de chaque forme. Les détails sur ces formes sont à demander lors de la consultation.


Détecter tôt : symptômes et diagnostic


Le glaucome chronique ne provoque pas de symptômes pendant longtemps. Quand le patient remarque une perte de vue, le nerf est déjà abîmé : conséquence directe d'une destruction lente des cellules.


Certains signes doivent pousser à consulter l'ophtalmologue sans attendre : une gêne oculaire, une photophobie inhabituelle, la sensation de voir à travers un tunnel. La forme aiguë se manifeste par une douleur violente, un œil rouge et une urgence à prendre en charge sur le champ.


Le bilan ophtalmologique repose sur différents examens que l'ophtalmologue réalise au cabinet :

  • La tonométrie mesure la pression oculaire. L'hypertonie oriente le bilan mais ne suffit pas à confirmer le glaucome.

  • La pachymétrie évalue l'épaisseur de la cornée. Une paroi fine peut masquer une hyperpression réelle.

  • La gonioscopie permet de visualiser l'angle de l'œil et de savoir si l'angle est ouvert ou fermé.

  • L'OCT mesure l'épaisseur des fibres du nerf pour repérer les dommages précoces.

  • Le champ visuel identifie les zones de perte en périphérie.


L'ophtalmologue rassemble ces données pour évaluer le glaucome et proposer une stratégie adaptée.



femme qui est en consultation ophtalmologique

Causes et facteurs de risque


L'âge est le premier facteur de risque. Après 40 ans, le risque de glaucome augmente. Après 60 ans, il double tous les dix ans. L'hérédité compte : le risque est multiplié par dix quand un parent proche a un glaucome détecté.


Les autres facteurs comprennent l'hypertonie oculaire prolongée, la myopie forte (qui fragilise le nerf), le diabète (qui favorise le glaucome néovasculaire par atteinte vasculaire) et l'apnée du sommeil. Les médicaments à base de cortisone peuvent provoquer une hypertonie oculaire. L'ophtalmologue recommande un dépistage dès l'âge de 40 ans pour repérer la maladie avant qu'elle ne progresse.


L'origine ethnique joue un rôle. Les personnes d'origine africaine ou caribéenne présentent un taux plus élevé de forme à angle ouvert. Celles d'origine asiatique sont davantage exposées à la fermeture de l'angle. Une hypertonie non détectée pendant des années cause des dommages irréversibles. En ophtalmologie, un dépistage régulier du glaucome est recommandé, surtout en présence de plusieurs facteurs de risque.


Les traitements : collyres, laser et chirurgie


Le traitement du glaucome vise à réduire la tension oculaire pour protéger les fibres optiques. Les différents traitements ne restaurent pas la vue perdue mais freinent l'évolution de la maladie.


Les gouttes


Les gouttes sont la première option en ophtalmologie. Ces produits réduisent la production d'humeur aqueuse ou améliorent son évacuation. L'efficacité des gouttes dépend de l'observance : il faut les instiller chaque jour, à heures fixes. Les effets secondaires (irritation oculaire, rougeur) doivent être signalés au praticien. La combinaison de plusieurs gouttes est parfois nécessaire pour atteindre la tension cible. L'efficacité de chaque goutte est vérifiée en ophtalmologie lors du suivi.


Le laser


Quand les gouttes ne suffisent pas, l'ophtalmologue propose le laser. La trabéculoplastie améliore le drainage de l'humeur aqueuse à travers le filtre. L'iridotomie ouvre un passage dans l'iris pour prévenir la fermeture chez les patients à risque de forme aiguë. Cette technique offre une bonne efficacité avec peu d'effets secondaires et peu de complications.


En ophtalmologie, le traitement se réalise en consultation, sans hospitalisation. La récupération est rapide et les résultats sur l'hypertonie sont visibles dans les semaines qui suivent.


La chirurgie


L'opération est envisagée quand les gouttes et le laser ne contrôlent pas la pression. La trabéculectomie crée une voie de drainage pour l'humeur aqueuse. Les implants sont une option pour le glaucome résistant aux produits. Le spécialiste évalue le traitement en fonction de l'évolution. Les complications restent rares et l'opération offre une efficacité durable pour stabiliser la pression oculaire. Les conséquences à long terme justifient cette prise en charge.


Vivre avec un glaucome diagnostiqué


homme sénior qui lit un magazine à l'aide d'une loupe

Un glaucome détecté tôt se contrôle bien. Le suivi régulier chez l'ophtalmologue permet de surveiller l'évolution et d'ajuster les soins. L'ophtalmologue vérifie la pression intraoculaire, contrôle les fibres et surveille le champ de vue.


Le glaucome ne se guérit pas, mais les soins actuels permettent de stabiliser la situation dans la majorité des cas. La régularité du suivi est la clé : l'ophtalmologue surveille le champ de vue et adapte les soins à chaque consultation. Les patients doivent signaler tout changement dans leur vision ou toute gêne liée aux gouttes. Quand la maladie a réduit la vue, des solutions existent pour compenser la perte de champ. L'opticien expert en basse vision propose des aides : loupes électroniques, filtres sélectifs contre l'éblouissement, systèmes grossissants. Les détails sur ces aides sont disponibles chez Un Dixième+.


Chez Un Dixième+, nos opticiens évaluent les besoins de chaque patient. Filtres, loupes, informations : nous apportons des réponses concrètes. L’association entre l’ophtalmologue, l’orthoptiste et l’opticien - les 3O - donne les meilleurs résultats. Un bon suivi change la vie.


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